Allez les yeux invisibles vers le beau.

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02/10/2011

Rentrée Littéraire... Philip Roth

Pour le plaisir la première page du roman de Philip Roth "Le Rabaissement" chez Gallimard rentrée littéraire oblige...

 

" Il avait perdu sa magie. L'élan n'était plus là. Au théâtre, il n'avait jamais connu l'échec, ce qu'il faisait avait toujours été solide, abouti. Et puis il s'était produit cette chose terrible : il s'était soudain retrouvé incapable de jouer. Monter sur scène était devenu un calvaire. au lieu d'être certain qu'il allait être extraordinaire, il savait qu'il allait à l'échec. Cela se produisait trois fois de suite et, à la troisième, cela n'intéressait plus personne, personne n'était venu. Il m'arrivait plus à atteintre le public. Son talent était mort.

Bien sûr, si on en a eu, il vous reste toujours quelque chose que personne d'autre ne possède. Je serai toujours différent de tous les autres, se rassurait Axler, parce que je suis qui je suis. J'ai cela en moi, et les gens s'en souviendront toujours. Mais le charisme qui avait été le sien, toute son originalité, ses singularités, ses traits distinctifs, tout ce qui avait fonctionné pour Falstaff, Peer Gynt et Oncle Vania, et qui avait valu à Simon Axler d'être reconnu comme le dernier des meilleurs comédiens américains du répertoire classique, rien de tout cela ne marchait plus, quel fût le rôle."

 

01/10/2011

Proses des ivresses... (16)

 

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De l’accomplissement vers la transcription se situe notre moi exposer qui fusionne de l’inconscient vers la conscience comme repère. De là naissent toutes choses de l’imaginaire vers la lumière infinie. Préliminaires de la libération du temps dont la faculté est d’être le moment privilégié de l’écoute de nos sens dans l’attachement d’eux-mêmes. Libres, nous allons dans l’intervalle du pouvoir de vérité et en harmonie avec soi. Grâce à cette expérience, la vie est toute promise au don que celle-ci nous donne. Le corps et l’âme prolongent le sens naturel dans la compréhension de la vie, de cette existence offerte à ta respiration interne et intime, celle dont émerge la vie réelle. La quiétude du bonheur intervient alors, d’où l’accomplissement de tes actes comme une prédisposition au bien-être, proche à cultiver l’esprit dans une lumière claire et jaillissante. Présence éveillée, lumière immuable dépossédée des démons de la nuit, essence limpide qui explose à ta sagesse spontanée et démonstrative. Compassion du besoin vers la pratique et connaissance de l’autre refuge du moment d’un lieu sûr et serein d’où surgissent des bienfaits immenses. Ordre familier de la conception du monde en simultanée avec nos consciences qui nous prédisposent à l’être dans son devenir par l’agrégat de nos sentiments. À ce moment, le cycle des existences s’accélère pour nous plonger dans un nouveau matin calme et bienheureux !

 

(Prose inédite de Franck Roy à paraître dans "Chemins escarpés)

30/09/2011

Pensée du Jour...

Ou bien parais

tel que tu es,

ou bien sois tel

que tu parais.

 

(Djalal al-Din Rumi - poète persan)images-1.jpeg

29/09/2011

Plus vite que la lumière ?



28/09/2011

Proses des ivresses... (15)

 

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Venait le moment de rentrer, de choisir parmi les herbes séchées, celles dont il allait préparer l'infusion. Il connaissait les herbes médicinales. Il aimait celles qui avaient poussé là où toutes les autres renoncent, sur des terres rocailleuses et arides où se perpétuent comme en osmose minérale des plantes ingrates et noueuses. L'hiver, il ranimait une grosse bûche, faisait chauffer l'eau à même le feu. Souvent, il oubliait, s'absorbait dans la flamme, se posait la question du premier homme qui avait vu le feu mais il ne savait plus si cela était folie ou histoire. La flamme qui dansait, la braise qui rougeoyait, lui penché sur le foyer, la chaleur sur ses cuisses. Il retardait, refusait tout mouvement. Il restait là à regarder des villes étagées et momunentales bâties comme des temples au centre d'invisibles empires et qui s'effondraient, s'éboulaient, se délitaient presque, gagnaient la cendre, déclinaient, s'éteignaient comme des îles lointaines, océanes ou cosmiques. Le bruit de l'eau l'éveillait alors et il se secouait, perplexe.

(Prose de Yves Buin - extrait de "Maël" - Ed. Christian Bourgois - 1938)Unknown.jpeg

27/09/2011

RTL... Didier Porte (2)


A la Bonne Heure du 20 septembre : la chronique...

26/09/2011

Poème du Jour...

jardin sans rivière

où mentir où mourir

 

je coupe l'hiver le nez

du givre, j'établis

le tocsin des jonquilles

 

pourquoi ?

jardin sans nom, de buis

pâle (résigné)

jardin des morts, des aimés

anonymes

jardin desséché (déjà oublié)

 

(Poème de Gaspard Hons extrait de "l'Orage en Deux" - Ed. Le Dé bleu")Unknown.jpeg