Allez les yeux invisibles vers le beau.

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14/12/2015

L'intuition...

intuition,manière,réceptif,types,compréhension,sensibilité,procédés,conception,connaissance,intelligence,réflexion,comprendre,savoir,connaîtreINTUITION

Le terme d'intuition désigne la manière d'être d'une connaissance qui comprend directement son objet, par un contact sans médiats avec lui, et sans le secours des signes ou des procédés expérimentaux. À ces caractères d'immédiateté on relie en général d'autres caractères, celui d'une pensée anticipatrice qui devance les preuves, ou d'une compréhension profonde qui va de l'apparence vers la réalité des choses. Cette acception générale laisse place à de nombreux types de l'intuition, s'échelonnant entre l'appréhension sensible et l'intellection pure.

L'existence ou la nature de l'intuition, qui concerne des domaines complexes et variés, appelle elle-même une justification, ou une interprétation, et la notion a constamment reçu des élaborations philosophiques. On peut suivre un courant majeur, allant de la philosophie antique à la philosophie classique, et qui met au centre les pouvoirs d'une intuition intellectuelle indépendante de l'expérience et contrôlant le discours. Avec l'idéalisme transcendantal de Kant apparaît une nouvelle conception, qui fait de la pensée intuitive une activité opérant sur les contenus et les formes sensibles. Cette conception a de nombreux développements modernes, directs ou réinterprétés par l'idéalisme radical, qui voit dans l'intuition une pensée pleinement productive de l'objet. Elle est contestée aussi par des orientations plus empiristes ou plus phénoménistes, qui séparent l'intuition du concept ou de la catégorie pour la rapprocher de la chose même ou de la donnée immédiate.

Dans les doctrines proprement scientifiques ou méthodologiques, l'intuition est prise comme une fonction parmi d'autres entrant dans l'économie du savoir. Aussi, dans la mesure où l'on maintient la valeur des assurances ou des motivations intuitives, on leur impose des limitations, en composant les conditions intuitives avec les conditions formelles ou techniques d'une connaissance exacte.

 

11/03/2014

Poème du jour...

ANNE

 

valéry,poème,poète,écrivain,sensibilité,anne,réflexion,savoir,comprendre,littératureAnne qui se mélange au drap pale et délaisse
Des cheveux endormis sur ses yeux mal ouverts
Mire ses bras lointains tournés avec mollesse
Sur la peau sans couleur du ventre découvert.

Elle vide, elle enfle d'ombre sa gorge lente,
Et comme un souvenir pressant ses propres chairs,
Une bouche brisée et pleine d'eau brûlante
Roule le goût immense et le reflet des mers.

Enfin désemparée et libre d'être fraîche,
La dormeuse déserte aux touffes de couleur
Flotte sur son lit blême, et d'une lèvre sèche,
Tête dans la ténebre un souffle amer de fleur.

Et sur le linge où l'aube insensible se plisse,
Tombe, d'un bras de glace effleuré de carmin,
Toute une main défaite et perdant le délice
A travers ses doigts nus dénoués de l'humain.

Au hasard! A jamais, dans le sommeil sans hommes
Pur des tristes éclairs de leurs embrassements,
Elle laisse rouler les grappes et les pommes
Puissantes, qui pendaient aux treilles d'ossements,

Qui riaient, dans leur ambre appelant les vendanges,
Et dont le nombre d'or de riches mouvements
Invoquait la vigueur et les gestes étranges
Que pour tuer l'amour inventent les amants...

 

Paul Valery

16/12/2013

Rétro music... (15)

21/03/2013

Poème du jour...

images-3.jpegVers amoureux.

Comme en un préau d'hôpital de fous 
Le monde anxieux s'empresse et s'agite 
Autour de mes yeux, poursuivant au gîte 
Le rêve que j'ai quand je pense à vous.

Mais n'en pouvant plus, pourtant, je m'isole 
En mes souvenirs. Je ferme les yeux ; 
Je vous vois passer dans les lointains bleus, 
Et j'entends le son de votre parole.

xxxxxxxxxxxxxxxxxx*

Pour moi, je m'ennuie en ces temps railleurs. 
Je sais que la terre aussi vous obsède. 
Voulez-vous tenter (étant deux on s'aide) 
Une évasion vers des cieux meilleurs ?



Charles Cros.

03/02/2013

Poème du jour...

À des âmes envolées.

images-3.jpegCes âmes que tu rappelles, 
Mon coeur, ne reviennent pas. 
Pourquoi donc s'obstinent-elles, 
Hélas ! à rester là-bas ?

Dans les sphères éclatantes, 
Dans l'azur et les rayons, 
Sont-elles donc plus contentes 
Qu'avec nous qui les aimions ?

Nous avions sous les tonnelles 
Une maison près Saint-Leu. 
Comme les fleurs étaient belles ! 
Comme le ciel était bleu !

Parmi les feuilles tombées, 
Nous courions au bois vermeil ; 
Nous cherchions des scarabées 
Sur les vieux murs au soleil ; 
On riait de ce bon rire 
Qu'Éden jadis entendit, 
Ayant toujours à se dire 
Ce qu'on s'était déjà dit ; 

Je contais la Mère l'Oie ; 
On était heureux, Dieu sait ! 
On poussait des cris de joie 
Pour un oiseau qui passait.



Victor Hugo.

11/09/2012

Philosophie... La Gentillesse.

12/07/2012

Poème du jour...

Ici, il ouvre sa bouche blanche. Là, il se défend sur toute la ligne, avec ces arbres retranchés, ces êtres noirs. Là encore, il prend la forme lourde et chaude de la fatigue, comme des membres de terre écorchés par une charrue.

Je m'arrête au bord de mon souffle, comme d'une porte, pour écouter son cri.

Ici, dehors, il y a sur nous une main, un océan lourd ert froid, comme si on accompagnait les pierres.

 

(Poème de André du Bouchet - " Le Moteur Blanc" -Ed. Galimard - 1961)