Allez les yeux invisibles vers le beau.

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/11/2011

Poème du jour...

1002718.jpg

tu reposes

endormie

nue

les questions viennent

sans véritables réponses

je vois 


la fragilité d'un lit

 

suis-je pour elle.

 

(Poème de Franck ROY - extrait de "Textos" - Ed. "Echo Optique" - 2002)

22/11/2011

D'un Corps à l'Autre (Chapitre 2)... (12)

Chapitre 2 "Y retourner"... (12)


Je me dirigeai aux confins de l’anus, l’odeur donnait aux parois de cette « caverne » un aspect austère et pestilentiel qui vous arrachait le coeur. J’arrivai devant le sphincter anal, puis je fis une halte. De mes jumelles, je contemplais, avant d’aller en direction du coeur, un paysage touffu. Je m’extirpai volontairement de ce corps, mais avec l’intention de ne pas trop m’éloigner. De plus, les portes de cet anus n’étaient pas trop loin. De petites plaintes jubilatoires et répétées se firent entendre à mon oreille, une fourrure épaisse et ondulante par contraction de la vulve éveilla ma curiosité. Puis, je me faufilai dans l’antre majestueux de la femme, le palais impérial et mystérieux, culte de tous les fantasmes érotisants et parfois pornographiques où bien des hommes ont laissé leur verge procréatrice qui fait que l’espèce se perpétue par leur sperme. Est-ce un bien pour l’avenir de l’humanité, est-ce que l’espèce humaine a ce besoin si vital de se perpétuer? Vaste problème...


(D'un corps à l'autre de Franck Roy - Ed. "Pays d'Herbes" - 2006) à suivre...

17/11/2011

Poème du Jour...

LE BAISER

 

Comme une ville qui s'allume

Et que le vent vient embraser,

Tout mon coeur brûle et se consume,

J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser.

 

Baiser de la bouche et des lèvres

Où notre amour vient se poser,

Plein de délices et de fièvres,

Ah ! j'ai soif, j'ai soif d'un baiser !

 

Baiser multiplié que l'homme

Ne pourra jamais épuiser,

Ô toi, que tout mon être nomme,

J'ai soif, oui, j'ai soif d'un baiser

 

Fruit doux où la lèvre s'amuse,

Beau fruit qui rit de s'écraser,

Qu'il se donne ou qu'il se refuse,

Je veux vivre pour ce baiser.

 

Baiser d'amour qui règne et sonne

Au coeur battant à se briser,

Qu'il se refuse ou qu'il se donne,

Je veux mourir de ce baiser.

 

(Poème de Germain Nouveau - extrait de  "La doctrine de l'amour" - Ed. Poésie/Gallimard)Unknown.jpeg

12/11/2011

La Lumière sur le Sentier... (15)

Hors du silence qui est la paix, une voix  sonore s'élèvera.

Et cette voix dira

"Cela n'est pas assez ; tu as moissonné maintenant il te faut semer".

Et sachant que cette voix est le silence même, tu obéiras.

 

(Extrait de "La lumière sur le sentier" de Mabel Collins - Ed. "Adyar")

10/11/2011

Poème du Jour...

Une branche bat devant le mur blanc

 

neuve antériorité surgissante

parmi les embus de son cri

 

un grand corps machinal bouge

fleuve aux membres séparés

à la musculature jaune prisonnière

comme des noeuds vieux dans le bois

 

un enchevêtrement de lettres

en filigrane dans ses eaux.

 

(Poème de Jacques Dupin - extrait de "L'issue dérobée" - Ed. Gallimard 1999)images-1.jpeg

07/11/2011

D'un Corps à l'Autre (Chapitre 2)... (11)

Chapitre 2 "Y retourner" (11)


Je me trouvais devant cette enseigne tellement précieuse, avec la même gentille personne qui me fit une nouvelle ordonnance et me fit patienter dans une salle d’attente. Le scénario fut identique, la conclusion fut la même. J’étais à l’intérieur de la capsule pour un second voyage à l’intérieur de ce corps. Je fis le même itinéraire et le trajet fut très sensiblement moins long que le précédent, je me dis : « Que ce corps était bien malade, pour que je fasse ce parcours identique ». Atterrissage tout en douceur, pour retomber encore, une nouvelle fois, dans cet endroit si peu recommandable. J’avais emporté une lampe-torche dans cette « caverne préhistorique », ce canal excrémentiel et ce passage obligatoire, naturel que l’humain honore depuis le début de toute civilisation. Où ? Toute déjection humaine fait que quelque part de ce passage le fondement (c’est bien de le dire) de la race humaine. J’avais eu l’idée d’avoir avec moi une paire de jumelles. Tracer sa route pour voir où je mettais les pieds me semblait important. Quelle direction prendre ? Je n’avais nulle envie de passer par l’intestin grêle pour retomber, peut-être encore, dans l’estomac. J’avais ma petite idée...



("D'un corps à l'autre" de Franck Roy - Editions "Pays d'Herbes" - 2006)

04/11/2011

La Lumière sur le Sentier... (14)

Considère les trois vérités. Elles sont égales.

 

L'âme de l'homme est immortelle, et son avenir est celui d'une chose dont le développement et la splendeur n'ont pas de limites.

Le principe qui donne la vie habite en nous et hors de nous ; il ne meurt jamais, il est éternellement bienfaisant ; il ne peut être vu, ni entendu, ni senti, mais il est perçu par l'homme qui désire la perception.

Chaque homme est à lui-meme, absolument, son propre législateur, le dispensateur de sa gloire ou de son obscurité, l'arbitre de sa vie, de sa récompense, de son châtiment.

Ces vérités, qui sont grandes comme la vie elle-même, sont aussi simples que l'esprit humain le plus simple. Fais-en la nourriture des affamés.


(Extrait de "La Lumière sur le Sentier" de Mabel Collins - Ed. "Adyar")